(La version française suit ci-bas)
NEWS RELEASE
For Immediate Release
October 7, 2008
120+ Top Scientists Urge
Canadians to Vote for the Environment
“Global warming is the defining issue of our time,” says Dr. Andrew Weaver, a Lead Author with the 2007 Nobel Peace Prize winning Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC). “Our current federal government has yet to get engaged in the innovative and urgent policies that we need to significantly reduce greenhouse gas emissions in Canada.”
“This is shaping up to be the rare election in which the environment is the issue,” added Dr. John Stone, past Vice Chair of Working Group II of the IPCC. “And never has the attention been more necessary, with both our environment and economy at risk. Sadly, the opportunity for an informed national debate on Canada's response to global warming is slipping away. We cannot let this happen. Dealing with the economy has to mean addressing the environment in a sustainable way.”
The scientists who signed the letter are a who’s who of top climate experts in the country, including many who were lead authors or major contributors to the reports of the Intergovernmental Panel on Climate Change.
They are, on one hand, the backbone of the Canadian climate science community. But signing such a letter in the middle of an election is both risky and courageous in the current circumstances, says Simon Fraser University ethicist Dr. Mark Wexler.
“It’s always risky to be pro-climate change when the government in power is pro-fossil fuel,” Dr. Wexler said. And given that many of the signatories are research scientists who depend on the federal granting agencies for the bulk of their funding, these whistleblowers could face serious cutbacks if the Conservative party were to get back into power, Dr. Wexler said.
Dr. David Schindler, winner of the 2001 Gerhard Herzberg Canada Gold Medal for Science and Engineering, Canada's top prize in science, said that he and his colleagues are confident that the Canadian granting agencies would continue to support good science on its merits – on the basis of professional peer-review rather than politics. “And regardless, this is not a moment for any Canadian to be timid. This is an urgent issue and I am proud to side with so many scientists who are willing to stand up for what they believe in,” Dr. Schindler said.
A full Opinion Page submission setting out the scientists’ position has been sent to Canada’s major newspapers, and signatories in most of Canada’s major centres have agreed to make themselves available for further comment.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour
Diffusion Immédiate
7 Octobre
2008
plus de 120
scientifiques de haut niveau
pressent les canadiens
à voter pour l’environnement
VANCOUVER –
Plus de 120 scientifiques du climat de haut niveau pressent les canadiens à
voter stratégiquement pour l’environnement à la prochaine élection fédérale.
« Le
changement climatique est la grande question du moment, » dit le Dr. Andrew
Weaver, un auteur sénior du rapport 2007 du Groupe d’Experts
Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) qui a remporté le dernier
prix Nobel de la paix. «Le gouvernement actuel n’a pas engagé les politiques
urgentes et innovantes dont nous avons besoin pour réduire significativement les
émissions de gaz à effet de serre au Canada. »
« Cette
élection est une des premières qui place l’environnement comme enjeu majeur. On
ne peut tolérer que le Canada, l'une des nations les plus riches, se comporte
de façon égoïste et irresponsable vis-à-vis le reste de l'humanité et ses
propres générations futures » commente Claude Hillaire-Marcel, professeur
à l’Université du Québec à Montréal et lauréat 2002 du prix scientifique
Marie-Victorin, une des plus hautes distinctions scientifiques au Québec.
« On ne peut laisser les préoccupations économiques à court terme, aussi
importantes soient-elles, occulter la question environnementale» ajoute-t-il.
« S’occuper de l’environnement, c’est s’occuper de l’économie de façon
durable ».
Les
scientifiques qui ont signé la lettre sont des acteurs majeurs de la science
des changements climatiques au Canada. Ils comptent dans leurs rangs de
nombreux auteurs et participants aux rapports du Groupe d’Experts
Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat.
« Bien
qu’ils soient la colonne vertébrale de la science climatique au Canada, signer
un telle lettre au milieu d’une élection est à la fois risqué et courageux
actuellement », remarque le Dr. Mark Wexler, éthicien à l’université Simon
Fraser.
“Il y a
toujours un risque à s’engager dans la cause climatique face à un gouvernement proche
de l’industrie gazière et pétrolière », dit le Dr. Wexler. Beaucoup des
signataires sont des scientifiques qui dépendent largement des fonds fédéraux.
En sonnant l’alarme ils se rendent très vulnérables aux coupures si le parti
conservateur conserve le pouvoir.
Le Dr.
Dominique Berteaux, titulaire d’une chaire de recherche du Canada à
l’Université du Québec à Rimouski, espère que les agences qui subventionnent la
science au Canada continueront de le faire sur la base du mérite et de la
qualité, pas sur celle de la politique. « De toutes façons, ce n’est
vraiment pas le moment d’avoir peur. Jamais l’humanité n’a autant bouleversé
son environnement et les scientifiques ont une responsabilité morale
historique. J’ai trois jeunes enfants et je suis fier d’être à côté de celles
et ceux qui osent élever la voix », ajoute le Dr. Berteaux.
Une pleine
page éditoriale résumant la position des scientifiques a été envoyée aux
principaux journaux canadiens, et les signataires de la plupart des grands
centres du pays ont accepté d’être disponibles pour commenter plus longuement. Pour
obtenir des informations complémentaires ou des entrevues, une liste de
contacts est fournie ci-dessous.